instruction combat

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Pour ce 1er week-end de la nouvelle année, le programme était le suivant :

Pour la 6e compagnie, il s’agissait de nettoyer l’ensemble du matériel, principalement l’armement afin de le préparer pour la visite annuelle d’inspection. Le dimanche étant occupé par une course d’orientation.

La 5e compagnie continuait son entraînement hivernal au combat. Le restant de l’année étant consacré aux chantiers puisque l’hiver ne permet pas, en théorie le travail en BTP en raison des conditions climatiques. C’est donc après le rassemblement, et quelques remises de galons plus tard, que chacun s’équipe afin de partir sur les hauteurs de Versailles, dans le bois surplombant les matelots.

Chaque section devait progresser discrètement et rendre compte. L’heure n’était donc pas au combat proprement dit, ni à l’affrontement ou à la neutralisation d’une ennemi potentiel, mais à l’apprentissage (ou la révision) du déplacement et au contrôle de point ou de passage. Ainsi, toute personne approchant faisait l’objet d’un contrôle d’identité. Bien sûr pas question de perturber les vrais promeneurs versaillais, mais différents militaires jouaient ainsi les « perturbateurs » parfois menaçants.

Autre population à surveiller : les journalistes. De telles missions sont effectivement effectuées en OPEX, ou lors des missions vigipirates, et il est donc fréquent de se retrouver avec des équipes de reportages TV ou des photographes présents sur les terrains d’opérations, ou tentant de s’en approcher sans autorisation adéquate. Le caméraman de la cellule communication jouait ainsi le rôle du photographe de presse abordant une zone sécurisé et se faisait donc vérifier sa carte de presse, avant d’être autorisé, ou refoulé selon les sections et les ordres…

Enfin, des sous-officiers observateurs vérifiaient le bon déroulement de ses exercices, et se distinguaient des autres par leur couleur jaune, signifiant leur neutralité sur le terrain.


Dimanche matin:

A 8h30 dans la salle de réunion, habituellement occupée par la cellule recrutement, sont présents les derniers promus qui auront l’honneur de se voir remettre leurs nouveaux galons par le Chef de Corps. Ainsi se verront remettre leurs galons de capitaine le CDU de la 5ème compagnie et l’adjoint de la 6ème compagnie. Deux sous-lieutenants reçoivent les barrettes   lieutenant plein et un sergent recevra son galon de sergent-chef. 2 autres sergents sont également promus ainsi qu’un sergent-chef au grade d’adjudant.
Les militaires du rang ne sont pas en reste car 2 caporaux sont nommés cch et 7 sapeurs sont nommés caporaux.

Enfin le major de promotion de la dernière FMIR a reçu le galon de première classe.

Sur le terrain les compagnies continuent l’instruction débutée la veille. Près du hangar technique de la 5ème compagnie l’adjudant G., l’un des nouveau promu, fait un point sur l’instruction de la veille et remet un peu d’ordre au sein de sa section plus habituée à manier la pelle et la pioche que le FAMAS. Une fois la mise au point terminée c’est en ordre serré que la section se dirige vers la « circulaire » où une instruction progression par trinôme s’effectuera. Le ltn N., le chef de section, donne ses ordres à ses chefs de groupe qui les répercutent. Le démarrage est un peu dur et les distances ont du mal à être respectées. On s’arrête, on repart, le cds rectifie et on recommence. Il est impératif que chaque geste, dans cette progression, devienne réflexe et être prêt à une restitution lors du prochain camp régimentaire de fin février à Valdahon.
Tandis que la section progresse apparaissent de temps à autres d’autres trinômes des sections d’intervention de la 6ème cie.  Ils hésitent, vérifie la carte, reviennent sur leurs pas puis repartent. Ces sapeurs participent à un mini rallye au cours duquel ils doivent, dans un délai maximum de 3 heures trouver 12 balises bien particulières. Au niveau de la passerelle surplombant le bassin de rétention un trinôme est à la recherche d’une des ces balises, ils cherchent partout jusqu’au moment ou par hasard il trouve un seau dans lequel se trouve la 5ème balise : une bouteille plastique autour de laquelle nos 3 sapeurs se regroupent et d’où ils extraient une feuille avec 3 nouvelles questions :

  1. Dessinez un appui mutuel au sein du trinôme sur un carrefour,
  2. Que signifie le terme « collationnez »
  3. Qui commande le sergent de semaine ?

Questions pas si faciles et le sapeur de 1ère classe L., qui vient de rejoindre la réserve, se creuse les méninges. Les réponses n’arrivant pas la petite équipe reprend son pas de course pour rejoindre la balise suivante, plus qu’une heure il faut faire vite.

Cne Briand